Chaque nouvelle promotion sera accompagnée tout au long du cursus par 2 formateurs tuteurs, interlocuteur.ice.s principaux.les :
– Une personnalité référente, le parrain / la marraine, différente chaque année. Le rôle de cette personne sera d’une part, de définir la ligne éditoriale en proposant des professionnel·les de son réseau comme intervenant·es dans le programme pré-établi par Ty Films et d’autre part, d’accompagner les stagiaires dans leurs projets personnels. Il ou elle devra avoir une bonne connaissance des trois métiers. L’accompagnement de cette personne tout au long de la formation donnera une couleur à la promotion et vise à élargir le carnet d’adresse des stagiaires.
– Un formateur, co-directeur de l’association et coordinateur de Skol Doc, qui les accompagne chaque début et fin de semaine sur leur cursus.
Les tuteurs- formateurs :
La Marraine : Daniela de Felice, réalisatrice
Daniela de Felice est née à Milan. Elle étudie le dessin et l’histoire de l’art et part à 17 ans à Bruxelles pour étudier la « narration visuelle ». De retour en France, elle intègre la Fabrica Cinema. Depuis 2000, elle vit et travaille en France comme monteuse et réalisatrice. Ses films sont sélectionnés et primés dans des nombreux festivals internationaux et en 2022 son travail et celui de son partenaire Matthieu Chatellier font l’objet d’une rétrospective organisée par la Cinémathèque du documentaire au Centre Pompidou.
Elle est également formatrice et accompagne l’écriture et le montage des films d’études au sein de plusieurs formations (Créadoc, le master Le cinéma documentaire, empreintes du réel à Amiens et Le documentaire, écriture du monde contemporain à l’Université de Paris Cité, le D.U. de l’Université de Corse avec le G.R.E.C …). Elle y partage un art aiguisé et sensible de l’écriture au montage et une conception très claire de ce qu’est le documentaire et de ce que sa pratique implique tant du point de vue esthétique que sur le plan éthique et politique. Cette assise d’une rigueur rare ne l’empêche nullement d’avoir recours à l’animation et de mobiliser toutes les ressources possibles de l’imaginaire pour optimiser le destin des films qu’elle réalise comme de ceux qu’elle monte ou qu’elle accompagne.
Jean Jacques Rault, réalisateur et co-directeur Ty Films
Jean-Jacques Rault a commencé par travailler la terre. À Mellionnec, en Centre-Bretagne. Issu d’une longue lignée de paysans, il se préoccupe vite de syndicalisme agricole et de développement durable. À ses yeux, c’est normal.
Laissant de côté son exploitation laitière, il se tourne vers le journalisme. Sa rencontre avec Manuela Frésil, cinéaste, va catalyser son désir de films. Direction Poitiers, pour un DESS réalisation de documentaire, où il réalisera son premier film « Une nuit avec des ramasseurs de volailles ».
Il est primé au Festival de Douarnenez en 2005.
Jean-Jacques imagine déjà d’autres scénarios, en résonance avec le premier film, comme une suite logique, une quête politique aussi, puisque ce contexte a du sens pour le syndicaliste et militant.
Il dépeints ces anciens collègues paysans dans « Vague à l’âme paysanne » (Etoile de la Scam - produit par Mille et Une films en 2010) ou dans « Mille et une traites » (Prix du documentaire à Filmer le travail – produit par Z’azimut Films en 2012). Mettant à nu une parole dense, riche de sens, il propose un portrait d’Edgard Pisani dans « C’est beau la politique, vous savez ! » (Produit par Mille et Une films en 2011).
De toutes ces rencontres, du terreau fertile de Mellionnec où une bande de copains initie depuis des années des projets tous plus fous les uns que les autres, naîtront en 2007 les Rencontres du film documentaire. Et Ty Films, structure associative aujourd’hui en pleine croissance, dans un village d’un peu moins de 500 âmes.
Tous ces chantiers s’entrelacent avec les films que Jean-Jacques continue de développer. Ce sera un portrait de Joël Labbé, « Au risque d’être soi », qui accepte de se dévoiler devant la caméra, et pour lequel le réalisateur invente des dispositifs, une mise en scène du réel, qu’il ne cesse de questionner.
Raconter des histoires, oui, mais comment ? J’ai compris que la dramaturgie, propre à la fiction, pouvait aussi se ranger au service du documentaire et nourrir cette quête paysanne que je mène. Il y avait aussi un récit personnel que je me devais de faire. C’est le travail que j’ai mené avec Céline Dréan dans « Vingt ans sans ferme ».
Les intervenant.e.s professionnel.le.s :
Skol Doc fait intervenir de nombreux professionnels spécialistes du documentaire . L’enseignement hebdomadaire sera porté par :
– des professionnel·les du cinéma documentaire : réalisateur.ice.s, monteur.se.s,producteur.ice.s, chef.fes opérateur.ice.s, preneur.se.s de son …
– des personnalités en lien avec le cinéma (historien·nes du cinéma, philosophes, écrivain·es) et issues d’autres domaines artistiques (photo, musique, peinture, théâtre, danse).
Voici le liste des intervenant.e.s 2025/2026
– Des scénaristes
Emmanuel Guibert
– Des réalisateurs :
Nicolas Duchêne, Isabelle Vaillant, Emmanuel Piton, Adrien Charmot
– Des monteurs :
Mona Lise Lanfant, Nicolas Joly, Denis Le Penven
– Des producteurs :
Cécile Lestrade , Sylvie Plunian,
– Des universitaires :
– Les représentants d’institutions, chargés de programmes, directeurs de festival
– Les intervenants « pas de côté » :
Antoine Devos (pédopsychiatre) , Hélène Gaudy (écrivaine), Nicolas Nogues ( responsable technique, data et conservation à la cinémathèque de Bretagne )